CCDH : Protéger les droits de l’Homme dans le domaine de la santé mentale

La Commission des citoyens pour les droits de l’Homme (CCDH) pour l’Italie présente l’exposition « La psychiatrie : une industrie de la mort » à Milan pour dénoncer les abus psychiatriques et mettre fin à l’internement forcé dans le pays.

Des défenseurs des droits de l’Homme se sont réunis au Palais Affari au centre de Milan pour sensibiliser le public aux abus psychiatriques et mettre un terme à l’internement forcé dans les institutions psychiatriques. Ils ont inauguré l’exposition « La psychiatrie : une industrie de la mort » qui comprend des documentaires et des panneaux d’affichage sur l’histoire de la psychiatrie.

« En Italie, près de 20 000 personnes sont internées contre leur gré chaque année », a déclaré le docteur Roberto Cestari, président de la CCDH pour l’Italie. Il insiste pour que soit adoptée une loi visant à réformer cette pratique et à garantir les droits fondamentaux des malades mentaux et a déclaré que l’internement forcé viole l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. »

Nous devons y faire face si nous voulons être libres

Le docteur Michèle Marzulli, présidente de la branche italienne de la Ligue internationale des droits de l’Homme (ILHR), un groupe doté du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, a déclaré que, bien que l’exposition montre une réalité dure et désagréable, « nous devons y faire face si nous voulons être libres ».

Fondée en 1969, la CCDH internationale célèbre cette année son 50e anniversaire et le Docteur Cestari s’est engagé à en faire une année décisive dans le rétablissement des droits de ceux qui subissent des abus de la part de la psychiatrie.

Des bénévoles de la CCDH étaient sur place pour répondre aux questions et assurer le suivi des signalements d’abus. Un visiteur travaillant dans un établissement pour autistes a fait état de conditions difficiles, d’une forte consommation de médicaments et de violence. La CCDH va enquêter sur ces conditions.

La CCDH croit que les gens ont le droit de prendre des décisions éclairées fondées sur des renseignements impartiaux et sur des examens médicaux effectués par des personnes et des organisations n’ayant aucun conflit d’intérêts, sur les sujets suivants :
– les risques liés aux médicaments et/ou au traitement ;
– la validité médicale du diagnostic pour lequel les médicaments sont prescrits ;
– toutes les options non médicamenteuses.

La CCDH croit également que les individus doivent avoir le droit de donner leur consentement éclairé et de refuser tout traitement qu’ils considèrent dangereux.

La CCDH a été co-fondée en 1969 par l’Église de Scientologie et le professeur en psychiatrie Thomas Szasz. Il s’agit d’un organisme de surveillance de la santé mentale qui travaille avec les professionnels de santé, y compris des médecins, des scientifiques, des infirmiers(ères) et les quelques psychiatres qui ont pris position contre le modèle biologique/pharmaceutique promu par l’industrie psychiatrique/pharmaceutique. Il s’agit d’un organisme apolitique, non religieux et sans but lucratif qui se consacre à l’éradication de la violence dans le domaine de la santé mentale et à la protection des patients et des consommateurs. Les membres du conseil consultatif de la CCDH, appelé commissaires, comprend des médecins, des scientifiques, des psychologues, des avocats, des législateurs, des éducateurs, des professionnels des affaires, des artistes et des représentants des droits civils et des droits de l’Homme.