Le Centre Hospitalier de Montfavet ne joue pas la transparence

Samedi 7 mars, les bénévoles de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH), ont manifesté devant le Centre Hospitalier de Montfavet à Avignon.

Comme de coutume, avec le mégaphone et leur banderole, la CCDH était au rendez-vous cette fois devant le Centre Hospitalier de Montfavet à Avignon pour dénoncer les actes de maltraitance, les traitements inhumains et dégradants commises en psychiatrie, ce qui viole les droits fondamentaux.

En effet, depuis la loi du 26 janvier 2016, tous les établissements psychiatriques sont tenus de remplir un registre de contention et d’isolement et d’émettre un rapport annuel pour rendre compte de leurs pratiques aux autorités. La direction de cet hôpital ayant refusé de répondre à la demande de la CCDH concernant ce rapport, les manifestants se sont ainsi déplacés devant l’établissement.

Comme annoncé dans son communiqué, la CCDH avait demandé le 6 décembre 2018 la communication du registre de contention et d’isolement ainsi que le rapport annuel 2017 relatif à ces pratiques auprès de la direction du Centre Hospitalier de Montfavet.

N’ayant reçu aucune réponse suite à cette demande, la CCDH a dû d’abord saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), ayant pourtant rendu un avis ordonnant la communication de ces documents, puis le Tribunal administratif de Nîmes.

La CCDH suit de près l’application des dispositions du Code de la santé publique prévues pour protéger les patients contre des internements abusifs et effectue ainsi des enquêtes auprès des hôpitaux concernés par les internements sous contrainte afin d’obtenir les données relatives aux visites de contrôle des autorités.

D’ailleurs, selon les recommandations de la Haute Autorité de santé, l’isolement est limité à 12 heures et la contention est limitée à 6 heures, ces mesures devant toujours rester exceptionnelles. La CCDH alerte en cas de non-respect.

Parmi ses différentes actions, elle milite également pour l’abolition d’une pratique barbare et brutale en tant que thérapie, celle des électrochocs ou « sismothérapie ». Ce fait est mal connu en France où la population pense majoritairement que ce « traitement » anachronique n’est plus pratiqué depuis longtemps. Ce dernier consiste à envoyer des décharges électriques allant de 100 à plus de 400 volts à travers le cerveau, d’une tempe à l’autre (électrochoc bilatéral), ou du front à l’arrière et sur le côté du crâne (électrochoc unilatéral). Le but est de déclencher volontairement une crise convulsive, type épilepsie.

La CCDH internationale a été cofondée aux Etats-Unis en 1969 par l’Église de Scientologie et le professeur émérite de psychiatrie, le Docteur Thomas Szasz, écrivain et philosophe de renommée internationale, dans le but d’exposer les violations des droits de l’homme commises en psychiatrie et d’assainir le domaine de la santé mentale

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