Déficiences culturelles

A titre de commentaire sur l’article de 1969 « Déficiences culturelles », quand LRH y fait allusion à son étude des sciences politiques à l’université de Princeton, il parle de ce qui apparaît comme notre d’introduction à cette publication – le fait qu’il ait étudié à l’United States School of Military Government (école de gouvernement militaire des États-Unis) en novembre 1944. Et pour ce qui est de ce qu’il décrit comme la « portée » des sciences politique, il se trouve que ses articles de Princeton sont inspirés par deux mille ans d’histoire géopolitique… littéralement depuis les manœuvres de l’armée mongolienne sous Genghis Khan jusqu’aux opérations des alliés en Sicile.

Déficiences culturelles

de L.Ron Hubbard
9 septembre 1969

 

La première déficience et la plus évidente, c'est le manque de sciences politiques. En fait, une grande quantité de cette technologie existe, mais elle est cachée dans les allées sombres du savoir.

Tout le monde sait que, de nos jours, les sciences physiques ont laissé les « sciences humaines » loin derrière, et que la planète court un risque à cause d’une application imprudente de la science sans restrictions humaines.

La bombe H, qui pourrait fournir de l’électricité bon marché au monde entier, est plutôt utilisée comme « menace dissuasive » contre la guerre.

Les poisons envahissent les cours d’eau et exterminent les poissons. L’industrie et d’autres actions font disparaître le gibier. Pourtant, on entend crier que la population doit être réduite, parce que la nourriture se fera rare.

Des milliers de ces idioties nous indiquent que tandis que la connaissance matérielle a progressé à cent à l’heure, le bon sens est parti avec, et que les « sciences humaines » souffrent d’une absence de technologie.

Pourtant, personne n’a dit précisément dans laquelle de ces sciences humaines la technologie faisait défaut.
Les zones d’ignorance dans les sciences humaines sont en fait très peu nombreuses.

La première et la plus évidente, c’est le manque de sciences politiques.

En fait, une grande quantité de cette technologie existe, mais elle est cachée dans les allées sombres du savoir. L’ambition politique est de l’étouffer.

Il existe un sujet que l’on appelle les « sciences politiques ». Il se trouve sous une forme grossière, mais bon nombre des principes de cette technologie ont été isolés. Les leçons apprises des civilisations passées ont été codifiées en « il ne faut pas » et en « il faudrait faire » politiques.

Bien que les sciences politiques existent, elles ne sont pas utilisées. Ayant étudié ce sujet à l’université de Princeton, j’avais quelque idée de sa portée et de son exactitude. Imaginez combien je fus surpris lorsque je découvris en posant des questions aux politiciens américains – certains étaient de mes amis personnels – que :

  1. ils étaient totalement inconscients du fait que le sujet des sciences politiques existait ; et
  2. ils ne voyaient aucune raison à l’existence d’une telle science.

Ces hommes gouvernaient des millions d’autres. Leurs problèmes quotidiens dans leurs fonctions provenaient d’erreurs du passé. Les mesures prises contraires aux lois naturelles des sciences politiques les avaient entraînés dans des difficultés qui dépassaient leur compétence et le fait d’ignorer la technologie les faisait échouer.

Ils ne connaissaient même pas le simple axiome selon lequel « les lois ne provenant pas des us et coutumes d’un peuple ne peuvent pas être mises en vigueur, même lorsqu’elles sont adoptées ».

La Prohibition en Amérique en fut un exemple. Pendant une douzaine d’années, des millions dépensés pour la mettre en vigueur, des revenus énormes perdus, d’innombrables vies sacrifiées, le financement de la criminalité, tout cela se produisit parce que la loi était contraire aux us et coutumes de la population. Elle ne put être mise en vigueur. Finalement, il fallut l’annuler.

Ceux qui l’avaient proposée l’avaient votée et qui avaient essayé d’imposer aux gens de ne pas boire d’alcool ignoraient les sciences politiques.

Lorsque les fascistes et les partisans du totalitarisme essaient d’imposer leurs idées à une population de tendance démocratique (ou vice-versa), des catastrophes se produisent.

Les guerres, les génocides, les révolutions sanglantes, le renversement des gouvernements ainsi que la disparition des civilisations résultent tous de l’ignorance des sciences politiques.

Ceux qui gouvernent ont un certain savoir-faire pour gérer un bureau ou un parti ou la presse, mais ils n’ont aucune maîtrise de leur métier. Si un plombier était aussi ignorant de la technologie de l’installation des tuyaux, nous nous moquerions de lui. Mais, dans un domaine qui n’a pas de loi naturelle, on admire ces bricoleurs ignorants, on les honore, on les surpaye et on les révère. Le fait que tant d’entre eux soient enterrés et qu’il y ait tant de troubles dans le monde semble être considéré comme « inévitable ». Essayer de réparer des téléviseurs sans connaissance ou sans formation en électronique est tout à fait comparable au fait que ces dirigeants politiques gouvernent sans même avoir passé dix minutes à étudier les sciences politiques. Pourtant aucun État de la planète n’exige que ses dirigeants suivent ne seraient-ce qu’un cours intensif sur leur métier avant d’être investis.

C’est donc une des zones des sciences humaines dont on ne tient pas compte et où les sciences physiques ont devancé les connaissances indispensables.

L’économie est une autre zone majeure de négligence.

Ce sujet est loin d’être dénué de technologie avancée.

Il existe effectivement un sujet appelé économie. Pourtant, à sa place, on introduit des milliers d’altérations afin de vite faire « du fric ».

Les hommes qui devraient connaître le sujet et l’utiliser ont découvert qu’il était très profitable de le rendre ambigu. Ainsi, ils trompent les dirigeants ignorants des gouvernements et oppriment des populations entières.

L’inflation, la balance des paiements, les krachs, les déflations monétaires, les récessions, sont tous le résultat de l’ignorance ou du refus délibéré d’appliquer les lois économiques naturelles, connues et sensées.

En falsifiant le sujet, les hommes qui conseillent les gouvernements et leurs systèmes monétaires peuvent falsifier les livres de comptes.

De tels hommes, en modifiant les fois naturelles pour leurs propres bénéfices, dégradent et appauvrissent tous les citoyens. Ils réduisent nos payes, gonflent nos impôts jusqu’au point de rupture et sont les acteurs principaux derrière toute révolte populaire.

Par exemple, ces dernières années, à chaque fois que la devise d’une nation a tremblé, les grands pointes de l’argent ont exigé l’augmentation des impôts personnels. En fait, dans un pays, ce sont les fonds envoyés à l’étranger qui provoquent le problème.

Comment la réduction de fonds intérieurs résout-elle le fait qu’il y a trop de fonds à l’étranger est un sujet qui n’a pas encore été expliqué.

En suivant les altérations des lois économiques naturelles par Lord Keynes, les gouvernements occidentaux sont, de nos jours, totalement dévoués à la perversion Keynésienne de la loi de l’offre et de la demande. La formule de Keynes pour que tout aille bien est la suivante : « Crée le besoin ». Si vous poussez cela jusqu’au bout, vous verrez que l’utopie de Keynes se terminera par l’ultime « besoin créé », c’est-à-dire, bien sûr, la famine. Donc, on nous fournit l’intégralité du plan : pour qu’il y ait une bonne santé économique, il faut faire mourir de faim la population.

Cette plaisanterie sinistre se fait toutefois aux dépens des magnats de l’argent. Ils s’enrichissent en préconisant de fausses théories économiques. Mais ils jouent avec ce dont tout leur pouvoir dépend : l’argent.

Plus l’argent perd de sa valeur, plus les tricheurs financiers courent de risques. Cela vous consolera peut-être de savoir que lorsqu’ils poseront leur regard fixe au-delà des ruines économiques qu’ils ont créées, on s’apercevra que leur ancien empire est dans la pire des ruines. Lorsque les fous affirment que les pommes tombent toujours vers le haut et prétendent que la loi de la gravité n’existe pas, on s’attend à ce que tôt ou tard, ils se jettent d’un immeuble de dix étages, dans l’espoir de voler.

L’absence ou la mauvaise utilisation de la véritable technologie de l’économie est une lacune sérieuse dans toutes les nations de nos jours, lacune qui, inévitablement, sonnera le glas de cette société – à moins que la bombe H ne le fasse d’abord.

La troisième anomalie flagrante de la civilisation moderne était la technologie de l’esprit.

Elle n’avait jamais été mise au point ou même abordée. Les fous ne pouvaient être rendus sains d’esprit, les criminels ne pouvaient être rendus honnêtes, le Q.I. Nécessaire pour faire marcher les choses ne pouvait être développé.

La technologie de l’esprit était tellement mal en point qu’on faisait passer le meurtre pour un acte de clémence.

Un groupe d’escrocs avait fait son entrée dans ce domaine. S’appelant « psychiatres » et « psychologues », ils essayaient en fait, par la brutalité, le chantage et le faux-semblant, de dominer les tribunaux, d’extorquer des sommes colossales aux gouvernements et d’écraser sauvagement toute technologie de l’esprit qui pouvait être mise au point.

Les sciences politiques étant ignorées, personne ne remarqua la haine que ces imposteurs engendraient dans la population.

Aucun.

Aucun, jusqu’à ce que la société et ses gouvernements se débarrassent des superstitions d’hier, qu’ils cessent de soutenir les fous au pouvoir et qu’ils décident d’accorder la liberté et une chance aux nouveaux développements dans le domaine de l’esprit.

Mais le tableau n’est pas si noir.

La Scientologie fait plus que de jeter une petite lumière sur une scène auparavant lugubre.

Grâce à l’aide active et au soutien du public, nous pourrons nous en sortir et finalement apporter au monde un peu de raison.

En ce moment, il n’est pas nécessaire d’avoir peur des sciences physiques, tant qu’il est permis aux sciences humaines de progresser.

Les données nécessaires pour résoudre cela sont déjà connues et utilisées en Scientologie.

La fin n’est pas pour maintenant.