L’éducation : partie 2

Améliorer l’enseignement des fondements

[…] « ‘Eh bien, dit le professeur d’un air mielleux, enfin voilà l’esprit parfait !’ »

Il n’en est rien. J’essaie de vous dire que le bébé dit une montagne de choses mémorisées, ça ne fait pas une éducation. Ça ne fera jamais une éducation et, à moins que cette pratique ne soit abandonnée, ainsi que les épreuves communes, nous continuerons à provoquer des catastrophes et à pousser nos génies à un isolement dans lequel ils trouvent parfois le bonheur, mais où, plus souvent, ils se font sauter la cervelle.

Ce garçon aurait pu, dès le jour de la remise des diplômes, devenir l’égal de n’importe quel ingénieur éminent ou d’autre chose, peu importe, en oubliant simplement tout cet amoncellement stupide de faits, encore des faits, toujours des faits, reçus sans jamais essayer de les mettre en relation les uns avec les autres.

Comment les rouages intellectuels de cet homme peuvent-ils se développer, si tous les faits semblent être égaux ? Lorsqu’il pense à une vache, dix textes de biologie, six textes sur l’industrie et neuf autres textes sur l’élevage instantanément lui submergent l’esprit et le noient. En fait, la seule chose qui l’intéressait, c’était de savoir comment mener une vache.

Donc, le système des examens est doublement mauvais. Pour obtenir une bonne note, il faut mémoriser et ingurgiter tout ce que les livres et les professeurs disent sans jamais le remettre en question. Qu’il remette en question, et il arrive à une demi-douzaine de conclusions, l’une d’entre elle est très risquée : le professeur est stupide. Mais ceci est très sévère pour les professeurs, car ils ne sont pas stupides, ce sont seulement des hommes et des femmes qui ont reçu une formation très poussée et qui sont bridés par le système, un système né de l’insistance de papa et maman à mettre leur nez dans le travail de Jeannot à l’école. Mais ça, c’est l’affaire du professeur, et c’est l’affaire de Jeannot.

En général, l’attitude des étudiants envers les professeurs est vraiment navrante à voir, et encore plus à entendre. Tout le ressentiment des élèves vraiment intelligents se focalise sur le professeur qui n’est lui-même que la victime de l’éducation de masse.

On fait porter au professeur d’université le poids de toutes les erreurs. Mais un professeur d’université mérite beaucoup mieux que cela.

Le système en vigueur est encore pire que celui de l’université, lequel pourrait être considérablement modifié si l’enseignement des fondements était modifié, mais qui ne peut pas grand-chose tant qu’on n’améliore pas ces fondements. […]

 

Voir partie 3

Le texte « L’éducation » écrit par Ron Hubbard, est disponible dans son entièreté dans le volume de La collection L. Ron Hubbard : « Le philanthrope : éducation, culture et civilisation »