L’éducation : partie 3

Apprendre avec « discernement »

[…] Les écoles Y. M. C. A. (Young Men’s Christian Association, Association chrétienne de jeunes gens) du pays ont plus de mérite qu’on ne leur en accorde. Ce sont de petites écoles, il est vrai, mais elles sont nombreuses. Et des jeunes gens ont retrouvé une vie normale, non par un quelconque « esprit de chrétienté », mais par le type d’enseignant qui semble être attiré par ces écoles. Ils font commencer le jeune tout en bas et le font monter si vite jusqu’en haut qu’il ne se rend jamais vraiment compte qu’il doit étudier. Et quand il a suivi l’école Y. M. C. A. jusqu’au lycée, il en sait plus que s’il avait été à l’école primaire, au collège et à l’université dans n’importe quel autre endroit que je connaisse.

Il y a une raison très bizarre à cela et, au premier abord, elle ne semble pas avoir beaucoup de sens. À vrai dire, certains ont considéré que c’était une critique de ces écoles Y. M. C. A. et cela a empêché certaines d’entre elles de se faire rapidement une bonne réputation.

On ne lui « enseigne » pas tant que ça. C’est tout. L’élève passe très rapidement de l’arithmétique à la géométrie des solides avec une absence de minutie qui attristerait presque tous les éducateurs. Mais quand ce garçon arrive au bout, il se retourne et contemple une jeunesse heureuse. Et finalement, quand il sort, il en sait plus sur les divers sujets que quelqu’un qui a dû se frayer un chemin à grand-peine parmi vingt fois plus de données.

C’est une véritable éducation. Nous parlons beaucoup « d’éducation » et c’est un terme si fréquemment employé à tort et à travers que je recommande de s’en débarrasser purement et simplement et de le remplacer par le mot « discernement ».

Un Anglais a de bonnes chances d’arriver à se débarrasser de la perfection qui est de mise dans sa « public school » d’Oxford ou d’ailleurs, parce que, curieusement, il étudie, par exemple, moins de zoologie que son pendant américain.

On croit que plus on enseigne de choses, plus l’enfant va « apprendre ». C’est vrai, sur la copie d’examen. Mais l’enfant qui ne peut pas voir que « hors des faits pas de salut » ne se prêtera pas à les réciter comme un perroquet et ainsi, cet enfant sera « stupide », alors que c’est en fait un génie en herbe.

C’est la réponse à cette énigme bien connue de l’enfant brillant et de l’homme qui, à peine a-t-il commencé, quitte l’université. Ce dernier finit souvent par être le patron du premier. Si l’école a une fin, c’est seulement la fin du bonheur pour celui qui ne fait que répéter comme un perroquet. Par la suite, tout n’est pour lui que perplexité, et son esprit pitoyable n’est pas à la hauteur des nécessités de la vie.

Il existe une réponse. Et cette réponse doit être mise en œuvre si l’on ne veut pas continuer à faire de l’éducation pour ensuite hocher nos têtes éberluées au vu de ceux que l’on a éduqués. […]

 

Voir partie 4

Le texte « L’éducation » écrit par Ron Hubbard, est disponible dans son entièreté dans le volume de La collection L. Ron Hubbard : « Le philanthrope : éducation, culture et civilisation »