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Émeutes – L. Ron Hubbard

Les émeutes ne sont pas toujours causées par des privations économiques.

La plupart des émeutes aux États-Unis sont causées par des injustices. Seuls les nantis peuvent s’offrir la justice. Il peut bien être dit dans la Constitution qu’il doit y avoir une justice, mais on ne peut l’obtenir que dans les tribunaux supérieurs.

Le type ordinaire n’a pas cent mille dollars pour combattre les actions iniques de ceux qui détiennent le pouvoir.

À moins que la justice existe pour les petites gens, pas seulement pour les riches, il y aura des émeutes. Et ces émeutes peuvent facilement enfler jusqu’à éclater en une révolution communiste complète.

Un Afro-américain peut se trouver innocemment à un coin de rue. Il peut être appréhendé, battu, jeté en prison et mis aux travaux forcés, tout cela sous une accusation imaginaire. Il est peut-être écrit dans les livres de loi que cela ne se peut pas, mais où sont les 100 000 dollars dont il a besoin pour mener l’affaire suffisamment haut pour qu’il se passe quelque chose ?

J’ai vu un professeur d’université philippin se faire alpaguer pour un rien, se faire briser la mâchoire, être détenu sans caution, simplement parce qu’il était philippin dans une communauté blanche américaine (Port Orchard, Washington).

J’ai vu des prisons remplies d’hommes qui ne pouvaient même pas dire quelle était la charge retenue contre eux. Pourtant ils travaillaient chaque jour comme des chiens dans un pénitencier.

En tant que ministre, en me mêlant au peuple, j’ai été témoin d’assez d’injustices pour renverser un État, injustices qui n’attendent qu’une étincelle pour que la fureur étouffée s’embrase en révolution.

Tant que la justice ne s’appliquera pas à tous, tant qu’une personne ne sera pas vraiment présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit démontrée, tant que cela coûtera le dixième d’un million pour arriver à un tribunal supérieur, le gouvernement sera en danger.

Peut-être sont-ils très grands, peut-être leur sueur est-elle inodore, peut-être leur arrogance les place-t-elle au-dessus de tous les autres, mais les dirigeants d’une nation qui, aujourd’hui, tolèrent ne serait-ce qu’un instant l’injustice envers leurs concitoyens les plus pauvres devraient se préparer à voir leur tête tomber dans le panier. Un autre 1789 gronde, n’attendant qu’une bonne étincelle pour déchirer de ses éclairs le monde occidental.

L’injustice n’est pas une denrée dont un homme de pouvoir devrait jamais faire commerce. Ce n’est pas juste un péché. C’est du suicide.

Tiré du magazine Freedom –  19 mars 1969