Qu’est-ce qu’un engramme ?

Le mental réactif ne conserve pas les souvenirs tels que nous les connaissons. Il stocke des types particuliers d’images mentales appelées engrammes. Les engrammes sont un enregistrement complet, jusqu’au moindre détail, de toutes les perceptions présentes pendant un moment d’«inconscience » partielle ou totale.

L’ « inconscience » peut provenir du choc d’un accident, d’un anesthésique utilisé lors d’une opération, de la douleur d’une blessure ou du délire dû à une maladie. A de tels moments, le mental analytique cesse de fonctionner totalement ou partiellement, et le mental réactif entre en jeu, en totalité ou en partie. Un engramme réside au-dessous du niveau de conscience de la personne, mais il peut être ranimé, imposant son contenu et pouvant entraîner des frayeurs, des émotions, des douleurs et des maladies psychosomatiques indéterminées, inconnues et indésirables.

Par exemple, un joueur de tennis n’arrive pas à attraper la balle lancée avec force et le reçoit en pleine tête. Il perd connaissance. Quelqu’un crie : « Tu es minable ». Bien que le joueur soit inconscient, ces paroles et tout ce qui se passe alentour sont enregistrés dans l’engramme : l’odeur de la terre où il gît, la sensation de la transpiration sur son front et la chaleur oppressante du soleil de l’après-midi. Des mois et même des années après l’incident, à l’occasion d’un match de tennis, nombre de ces facteurs enregistrés dans l’engramme se trouvent présents autour de lui et peuvent restimuler l’engramme. Tout à coup, et sans raison, l’homme a mal à la tête. Il peut aussi avoir l’impression d’être « minable ». L’engramme du mental réactif a été restimulé. Le mental réactif s’efforce d’ « éloigner » l’homme du « danger ». Le mental réactif n’a pas à proprement parler d’intelligence.

Voilà le pouvoir et l’influence des engrammes.