Traitements inhumains et dégradants dans les hôpitaux psychiatriques

Dénoncer à vélo la barbarie cachée sous un masque médical

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH) a organisé un raid à vélo de Paris à Rennes du 8 au 13 août 2016 pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants dans les hôpitaux psychiatriques français.

Cette association indépendante, soutenue par de nombreux scientologues ainsi que par de fervents défenseurs des droits de l’homme, a accompli son tour de France annuel pour dénoncer les abus de la psychiatrie dans notre beau pays.

Depuis le 8 août, 8 établissements psychiatriques ont été montré du doigt pour les traitements inhumains prodigués aux patients. En effet, il faut savoir qu’aujourd’hui encore, alors que la France s’efforce de repousser la barbarie hors de ses frontières, près de 70,000 séances d’électrochocs sont effectuées sur des humains.

La CCDH fait remarquer que plus de 6300 hospitalisations sous contraintes ont été annulées par la justice l’année dernière sauvant ainsi 6000 personnes ont été internés abusivement en une année.

Des milliers de personnes se retrouvent hospitalisées contre leur gré et il en découle des dérives inquiétantes derrière les murs des hôpitaux rappelant, non sans une certaine horreur, les anciens asiles. Ceci nous amène à une certaine incrédulité quant à la volonté de la psychiatrie de soigner ses patients.

Opacité dans les hôpitaux psychiatriques

Il en est pour preuve le dernier rapport du Contrôleur général des lieux de privation de libertés (CGLPL), observant des pratiques inhumaines et dégradantes constatées dans les hôpitaux psychiatriques. Il relate en substance dans son rapport :

« Des patients disent aux contrôleurs ressentir la menace de mise en chambre d’isolement s’ils ne se montrent pas suffisamment « dociles » avec les personnels soignants. Certains affirment prendre les médicaments pour ne pas être attachés. Le CGLPL reçoit régulièrement des courriers de patients relatant leur sentiment de dévalorisation lors de mise sous contrainte physique. Ces témoignages ainsi que ceux recueillis lors d’entretiens soulignent l’effet traumatisant pour les patients, le souvenir négatif qu’ils en gardent. »

L’opacité qui règne dans les hôpitaux psychiatriques est inadmissible aux yeux de tout citoyen concerné par le respect et la dignité humaine. L’association CCDH, lors de son périple à vélo, a rencontré de nombreuses victimes d’abus psychiatriques. Elle va continuer son combat jusqu’à   ce que les droits de l’Homme soient enfin respectés dans cette spécialité médicale.

En 1969, l’humaniste Ron Hubbard témoignait en ces mots : « La Scientologie continue à exiger le respect des droits de l’homme pour tous et continue à défier ces groupes de façade de la psychiatrie. Le monde aujourd’hui ne tolérera pas des violations de droits aussi flagrantes que celles que les psychiatres réclament. Le monde aujourd’hui ne tolèrera pas de camps de la mort, d’expérimentation sur des humains, de tortures et de meurtres. »

L’association CCDH va continuer son périple pour dénoncer, preuves à l’appui, auprès des instances dirigeantes les inadmissibles actions proférées à l’encontre de la dignité humaine entre les murs épais de ces institutions.