L’approche inquisitoriale de la Miviludes

L’approche inquisitoriale de la Miviludes face à l’essor du pluralisme religieux

Dans un contexte économique particulièrement difficile pour les familles françaises, l’Eglise de Scientologie souhaite affirmer haut et fort qu’elle s’associe pleinement aux propos du Premier ministre lorsque celui-ci évoque l’unité nationale face à la crise que le pays traverse.

Une violation du principe de neutralité et d’impartialité de l’Etat

A contrario, l’Eglise de Scientologie dénonce avec force la campagne de désinformation et de diffamation engagée par le nouveau Président de la Miviludes, M. Georges Fenech, lequel n’a de cesse de stigmatiser notre religion et d’accuser de manière récurrente l’Eglise de dérives sectaires au motif d’affaires judiciaires datant de plus de vingt ans et qui ont toutes abouti sur des non-lieu. Il s’agit-là d’une atteinte grave à la liberté religieuse et d’une violation du principe de neutralité et d’impartialité de l’Etat.

D’ailleurs, comment parler d’impartialité de l’Etat lorsqu’une personne, nommée par le Premier ministre, chargée de faire de la prévention contre les dérives sectaires est personnellement impliquée dans plusieurs procédures judiciaires ? Comment dès lors accorder toute crédibilité à l’action de la Miviludes et à son approche inquisitoriale face à l’essor du pluralisme religieux ?

L’ordre public

M. Georges Fenech se dit « défenseur des libertés » et affirme « que sa seule ligne de conduite est de veiller à tout ce qui trouble l’ordre public ». Faut-il lui rappeler que l’Eglise de Scientologie n’a jamais troublé l’ordre public en cinquante ans de présence sur le territoire national et qu’elle est reconnue comme Religion authentique par le Conseil de l’Europe et qu’à ce titre, tout scientologue doit pouvoir jouir des droits garantis par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme.

Enfin, l’Etat français refuse toujours à l’Eglise de Scientologie le droit d’envoyer des aumôniers dans les prisons au motif d’éviter tout risque de prosélytisme alors qu’il ne s’agit que d’apporter un soutien moral aux détenus. Au demeurant, l’Etat français qui préside l’Union européenne reste muet sur le phénomène de radicalisation islamique en prison où l’activisme des recruteurs en faveur de groupes susceptibles de menées terroristes, préoccupe bon nombre d’Etats-membres. Il y a donc bien un problème de prosélytisme mais là encore, l’Etat se trompe de cible et cela prouve une nouvelle fois l’inutilité de la Miviludes.

Harmonisation européenne des législations

Il y a au moins un point sur lequel nous sommes d’accord avec M. Georges Fenech : celui de l’harmonisation européenne des législations. L’Eglise de Scientologie possède un statut religieux dans 24 Etats-membres. Seuls 3 États-membres dont la France la désigne comme secte. A telle enseigne que la Commission européenne a présenté un projet de directive visant à « protéger contre les discriminations en dehors du lieu de travail, qu’elles soient fondées sur l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, la religion et les convictions ».

Gageons que la « laïcité positive » aille dans ce sens afin que tout citoyen français ait droit, comme tout citoyen européen, à sa quête de sens et « d’espérance ».