Internement sous contrainte : quelle est la loi ? Quels sont vos droits ?

Se protéger ou protéger ses proches d’un internement sous contrainte, qui touche plus de 155 000 Californiens par an. Ceci a fait l’objet d’un débat public à l’Eglise de Scientologie de Pasadena.

La Commission citoyenne pour les droits de l’Homme (CCDH) de Los Angeles a organisé un débat à l’église de Scientologie de Pasadena sur un sujet vital : comment se protéger et protéger ses proches d’un internement sous contrainte.

Le Treatment Advocacy Center (centre du traitement du plaidoyer) a donné une mauvaise note à la Californie compte tenu des violations des droits de l’homme et des traitements inhumains infligés aux patients en vertu de la loi sur l’internement sous contrainte par l’État. Le centre a également souligné l’importance d’être informé sur ce sujet.

Une avocate présente a raconté à quel point elle ne connaissait pas l’étendue de l’abus des « détentions arbitraires » jusqu’à ce qu’elle ait travaillé avec CCDH au sujet des appels dénonçant les abus dans le domaine de la santé mentale.

Elle a expliqué qu’avant la loi Lanterman – Petris – Short (LPS) de la fin des années 1960, désormais codifiée dans les sections 5150, 5151 et 5152 du Code des assurances et des institutions communément appelée section 5150, les patients pouvaient être détenus arbitrairement à vie sans qu’il n’existe de procédure pour faire respecter leurs droits civiques et leurs droits de l’homme.

La section 5150 avait pour but d’y remédier. Au lieu de cela, le nombre de ces internements a grimpé en flèche jusqu’à atteindre plus de 155 000 par an.

Qu’est ce qui a changé ? Le profit. Des personnes peuvent désormais être détenues contre leur gré dans des hôpitaux privés payants, par opposition aux hôpitaux publics. La plupart de ceux qui sont détenus ne connaissent ni ne comprennent les nombreux droits civiques et droits de l’homme auxquels ils ont droit en vertu de la loi LPS.

Les participants au forum sont repartis avec un nouveau point de vue et une sensibilisation accrue à ce sujet. L’un d’eux a déclaré : « Je n’ai jamais réalisé ce qui se passait jusqu’à aujourd’hui. »

La CCDH a été co-fondée en 1969 par l’Église de Scientologie et le professeur de psychiatrie Dr Thomas Szasz aux Etats-Unis et l’antenne française a été enregistrée en 1974. Il s’agit d’un organisme de surveillance de la santé mentale qui travaille avec les professionnels de la santé, y compris des médecins, des scientifiques, des infirmières et quelques psychiatres qui ont pris position contre le modèle biologique/pharmaceutique promu par les industries psychiatriques et pharmaceutiques. Il s’agit d’un organisme apolitique et non religieux qui se consacre à l’éradication des violences dans le domaine de la santé mentale et à la protection des patients et des consommateurs. Le conseil consultatif de la CCDH, dont les membres sont appelés commissaires, comprend des médecins, des scientifiques, des psychologues, des avocats, des législateurs, des éducateurs, des professionnels des affaires, des artistes et des représentants des droits civils et des droits de la personne.