L’accent mis sur les aptitudes – 8ème partie

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La frénésie provoquée par cette impuissance s’exprime par les formes médiévales de torture employées dans ces établissements pour guérir. Par «guérir », les gens qui supervisent ce genre d’établissement entendent simplement « rendre plus tranquille ». A partir de là, le cours naturel des choses devrait les conduire à penser à l’euthanasie, et c’est bien ce qu’ils ont fait : il vaut « mieux » tuer le patient que voir sa folie persister. Ils y sont même parvenus à la cadence de deux mille malades mentaux par an qui trouvent la mort sous les électrochocs. Ils y sont même parvenus à la cadence de deux mille malades mentaux par an qui trouvent la mort sous les électrochocs. Ils y sont parvenus par un pourcentage très élevé de mortalité à la suite d’opération du cerveau.

La seule « efficacité » de l’électrochoc et des opérations du cerveau semble être de rendre le patient moins vivant et un peu plus mort. Le résultat final, la mort, atteint tant de fois, serait ainsi « la seule façon d’enrayer la folie ». Ces gens, bien sûr, ne pouvaient pas s’imaginer que l’immortalité — et la folie chez une génération future — poserait un problème. Ils en sont arrivés à penser que s’ils tuaient un patient ou que s’ils le calmaient tout simplement, ils auraient « triomphé » dans une certaine mesure. Le fait que la loi ne permet pas de détruire un homme, qu’il soit sain ou fou, s’oppose à cette « solution ».

Avec la Dianétique, dans son application à un domaine relativement restreint, nous sommes arrivés à un certain contrôle de la folie, de la névrose et de l’aberration, et nous pouvons réellement commencer, arrêter et changer l’aberration.

Dans le Premier Livre, La Dianétique : la puissance de la pensée sur le corps, se trouvaient des techniques qui permettent de déceler puis de supprimer presque tous les phénomènes mentaux connus dans les domaines de la folie et de l’aberration. Là où l’auditeur était incapable de faire quelque chose pour le malade mental ou pour le névrosé, la faute (si faute il y avait) venait en général de ce que l’auditeur avait peur. Cette peur n’avait d’autre origine que ce manque d’assurance à commencer, arrêter et changer cet état.

Aujourd’hui, au Collège professionnel Hubbard où l’enseignement est moderne, on ne s’intéresse pas, ou presque, au cas de l’étudiant. Et pourtant quand l’étudiant finit sa formation,on s’aperçoit que son ton est très élevé. On s’attache uniquement à rendre l’étudiant apte à résoudre n’importe quel cas. Et il acquiert une confiance suffisante dans ses aptitudes (s’il a obtenu son diplôme) pour pouvoir évoluer sans peur et avec beaucoup de calme dans des zones où sévissent des psychoses, des névroses et des maladies physiques. On lui a donné la technologie qui permet de contrôler ces anomalies de la vie. Sachant les commencer, les arrêter, les changer, il n’a plus à les craindre ; et il pourrait, en toute impunité, travailler parmi les malades mentaux — si telle était sa mission.

Il se trouve que la résolution des psychoses, névroses et maladies psychosomatiques n’incombe pas à l’auditeur. En fait, ces choses ne s’améliorent que si on les ignore plus ou moins. Tant qu’on met l’accent sur les aptitudes, n’importe quel dérangement finit par disparaître. La mission de l’auditeur est de développer les aptitudes. S’il améliore le niveau général d’aptitudes du préclair dans tous les domaines, il va s’ensuivre évidemment que les inaptitudes, telles que les psychoses, névroses et maladies psychosomatiques, s’évanouiront. Mais l’auditeur ne s’intéresse pas à ces manifestations, même pas de façon dissimulée. Il voit autour de lui un monde qui pourrait être beaucoup plus capable. Il lui appartient de faire qu’il le devienne. Alors qu’en général le monde des affaires ne veut pas reconnaître que ses aptitudes puissent être défaillantes, il veut bien admettre cependant qu’elles pourraient être meilleures.

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Extrait du livre Dianétique 55 – L. Ron Hubbard