L’enseignement

Suite à la publication de la « Dianétique : la puissance de la pensée sur le corps » en mai 1950, des milliers de lecteurs demandèrent bientôt à être formés personnellement aux techniques de Dianétique, ce qui amena Ron Hubbard à s’intéresser à nouveau, et de la manière approfondie qui lui est chère, au domaine de la formation des étudiants.
Comme on l’a déjà signalé, sa façon d’aborder le sujet découle directement de la Dianétique, des axiomes qui se rattachent à la façon optimale d’apprendre ; elle tient compte des raisons qui nous empêchent d’apprendre et, par-dessus tout, du fait que l’enseignement doit se faire en vue de la mise en application. Dans ce qui constitue un bref récapitulatif de ses idées, il exposa les principes d’instruction suivants aux responsables des cours de Dianétique qui faisaient alors leur apparition à travers les États-Unis.

L’enseignement

 

UNE PERSONNE SOUHAITANT enseigner un sujet avec le maximum d’efficacité devrait :

1 Le présenter sous sa forme la plus intéressante.
a. Montrer son utilisation générale dans la vie.
b. Montrer à l’élève son utilisation particulière dans la vie.

2 Le présenter sous sa forme la plus simple (mais pas nécessairement la plus élémentaire).
a. Adapter ses termes à la compréhension de l’élève.
b. N’utiliser des termes plus complexes qu’à mesure que la compréhension de l’élève augmente.

3 L’enseigner avec le minimum d’ascendant (prestige).
a. Ne pas se donner de l’importance simplement parce qu’on connaît le sujet.
b. Ne pas diminuer la valeur de l’élève ou son prestige parce qu’il ne connaît pas le sujet.
c. Insister sur le fait que la seule chose qui importe est la capacité de l’individu à utiliser le sujet et, pour l’instructeur, ne tirer de prestige que de sa propre aptitude à utiliser le sujet et non du fait d’un système artificiel de castes.

4 Présenter chaque étape du sujet sous sa forme la plus fondamentale dont l’instructeur ne déduira lui-même qu’un minimum de choses.
a. Insister uniquement sur une connaissance précise des axiomes et des théories.
b. Inciter l’élève à user de ses facultés mentales pour qu’il déduise et établisse lui-même tout ce qui peut être déduit ou établi en se servant d’axiomes ou de théories.
c. Mettre en pratique ce qui a été déduit sous forme d’actions dans la mesure où les installations de la classe le permettent, coordonnant ainsi informations et réalité.

5 Mettre l’accent sur les valeurs des données.
a. Inculquer la nécessité d’évaluer individuellement les importances relatives des axiomes et des théories, les uns par rapport aux autres, et de s’interroger sur la validité de chaque axiome ou théorie.
b. Insister sur la nécessité d’évaluer individuellement chaque donnée par rapport aux autres données.

6 Ne former des modes de raisonnement chez l’individu qu’en fonction de leur utilité.

7 Enseigner l’on peut trouver les données ou comment on peut les faire découler d’autres données, et non comment les enregistrer.

8 Être prêt, en tant qu’instructeur, à apprendre quelque chose des élèves.

9 Traiter les sujets comme des choses variables dont l’utilisation peut évoluer en importance et qui peuvent être modifiées à volonté par l’individu.
Enseigner que la stabilité de la connaissance ne réside que dans l’aptitude de l’élève à l’appliquer ou à modifier ce qu’il sait en vue d’une nouvelle application.

10 Insister sur le droit de l’individu à sélectionner seulement ce qu’il désire apprendre,
sur son droit à utiliser toute connaissance comme il le désire et sur le fait que ce qu’il a appris lui appartient.

Ron Hubbard

 

Ce texte de Ron Hubbard est disponible dans le volume de ‘La collection L. Ron Hubbard’ : Le philanthrope : éducation, culture et civilisation.