Lettres aux gouvernements

En lisant Lettres aux gouvernements, le lecteur devrait garder à l’esprit ce qui suit : lorsque LRH fait référence à une « descente, arme au poing », il fait allusion à la saisie d’électromètres et de publications de l’Eglise de Scientologie Fondatrice de Washington, en 1963, par la Food and Drug Administration des Etats-Unis. Ce qui en découla demeure l’une des confrontations juridiques les plus intenses entre le gouvernement des Etats-Unis et une organisation religieuse quelle qu’elle soit. Finalement, non seulement l’autenticité religieuse de l’Eglise fut largement reconnue, mais le tribunal ordonna la restitution de tout le matériel saisi. Toutefois, il est à noter qu’il fallut encore dix années supplémentaires pour que les derniers objets saisis fussent restitués, c’est-à-dire qu’ils le furent au début des années quatre-vingt. De plus, et bien qu’aucune explication n’ait jamais été fournie pour ce délai de dix ans, tout porte à croire que ces électromètres ne furent pas simplement stockés dans un entrepôt du gouvernement, mais qu’en fait, ils firent l’objet d’études intenses et fascinantes par le gouvernement fédéral. Lorsque LRH fait référence à une commission d’enquête parlementaire britannique sur la Scientologie en 1969, il fait allusion à l’interdiction qui allait frapper toute personne voulant entrer au Royaume-Uni pour étudier la Scientologie. Pourtant, et suite aux efforts soutenus de l’Eglise pendant plus de dix ans, cette interdiction fut finalement déclarée entièrement discriminatoire par le ministère de l’intérieur britannique qui la leva en 1980. Pour finir, n’oublions pas que si LRH dut quitter l’Afrique du Sud parce qu’il représentait une menace pour l’apartheid, cet apartheid n’existe plus. L’Afrique du Sud jouit à présent précisément de ce pour quoi il avait travaillé : « Un homme, un vote ». Pourtant s’il y a une leçon plus importante à titre du résultat de ces événements, c’est celle-ci : ce raid malheureux contre l’Eglise, cette mise au ban malheureuse des étudiants de Scientologie en Grande-Bretagne et les tentatives pour réduire à néant les efforts de LRH en faveur de la liberté en Afrique du Sud ont finalement et simplement confirmé ce qu’il avait déclaré dès le début : « l’ancien doit céder la place au nouveau, le mensonge doit être démasqué par la vérité et la vérité, même combattue, finit toujours par triompher ».

 

Lettres aux gouvernements

2 MARS 1969

Lettres aux gouvernements

De nos jours, les gouvernements se comportent de façon très étrange quand on leur écrit.

À la fin de 1962, après avoir passé une année à travailler avec les médecins d’une escadre aérienne qui, grâce à la Scientologie, n’avait pas eu à souffrir d’un seul accident pendant toute cette période, j’écrivis au président des États-Unis pour lui dire que nous pouvions aider les pilotes.

La lettre était polie et offrait de l’aide au gouvernement.

Peu de temps après, des dockers, se faisant passer pour des officiers de la police fédérale et munis d’un faux mandat de perquisition, effectuèrent une descente, arme au poing, dans notre Église de Washington et saisirent des livres de prières et des instruments.

En 1966, j’écrivis une lettre au Dr Verwoerd, le Premier ministre d’Afrique du Sud, pour lui dire que je disposais d’informations selon lesquelles il se pouvait qu’une situation dangereuse existe dans son entourage. Il me répondit et me remercia.

Subitement, je devins persona non grata en Afrique du Sud.

Peu après, le Dr Verwoerd fut assasiné par un patient psychiatrique.

En 1967, vers juillet, j’écrivis au département de l’Immigration du ministère de l’Intérieur britannique et offris de les aider à résoudre tout problème d’immigration d’étudiant, car j’avais découvert que certaines personnes qu’ils disaient être des scientologues ne l’étaient pas. J’écrivis que, peut-être, je pourrais obtenir la coopération des directeurs des Églises britanniques. Une lettre très polie.

Le ministère de l’Intérieur s’empressa de dire aux journaux que mon visa britannique était annulé et m’informa même de la chose environ trois semaines plus tard. Tous les étudiants furent proscrits, même les citoyens du Commonwealth. Ma fille qui est sujet britannique fut également proscrite.

En décembre 1968, le Parlement britannique indiqua qu’il n’y aurait pas de commission d’enquête sur la Scientologie.

Comme on m’avait proscrit sur le simple ordre de Kenneth Robinson, l’homme de paille des psychiatres, maintenant congédié, je demandai poliment, en écrivant au ministère de l’Intérieur en janvier 1969, s’il me serait possible de me retourner ma carte de débarquement illimité, puisque le gouvernement n’avait produit aucune preuve contre moi.

Le nouveau ministre de la Santé s’empressa de nommer une « commission d’enquête sur la Scientologie » et le ministère de l’Intérieur rejeta ma demande.

Ces quatre lettres sont les seules que j’aie jamais écrites à des gouvernements.

Toutes étaient de bon ton, polies, ordinaires.

Chacune semble avoir causé une explosion de violence, voire de terreur, tout à fait démesurée.

C’était comme si, dans chacun des cas, quelqu’un qui se trouvait dans une branche du gouvernement craignait que la Scientologie ne soit acceptée ou utilisée.

Les groupes de façade de la psychiatrie contrôlent les services d’immigration par le biais de relations dans le domaine de la « santé publique ». Ils submergent les fichiers du ministère de la Santé et de l’Immigration de fausses accusations à l’encontre de tout rival potentiel. J’ai vu les fichiers et ils contiennent de faux documents et des écrits mensongers.

Tout ce que je peux en déduire c’est que les groupes de façade de la psychiatrie font tout ce qu’ils peuvent pour protéger les milliards de crédits qui leur sont alloués annuellement, et qu’il ne faut pas qu’une activité afficace se présente.

Si les États-Unis avaient accepté nos moyens d’aider les pilotes, peut-être ne perdraient-ils pas un avion par jour au Vietnam.

Si le Dr Verwoerd avait accepté mon avertissement, il ne serait pas mort.

Si l’Immigration britannique avait accepté mon aide concernant les étudiants, Robinson serait peut-être encore ministre de la Santé.

Je ne sais pas ce qui se passera au cours de cette « commission d’enquête » inquisitoriale. Mais si elle a la moindre ressemblance avec le reste, elle ne profitera pas à l’opposition.

C’est tout ce que je peux en déduire. Nos amis psychiatres, guettant quiconque pourrait contrarier leur emprise, ne sont pas près de laisser une personne compétente entrer en communication avec un gouverment. Cela pourrait contrarier les crédits qu’ils reçoivent gratuitement et leurs projets les mieux conçus concernant les rats et les hommes.

Mais ils ne peuvent continuer ainsi indéfiniment. La vérité finira par faire surface. C’est une image plutôt amusante que celle de gouvernements dans une sorte de cage, gardés par un psychiatre.

Lettres aux gouvernements

« C’est une image plutôt amusante que celle de gouvernements dans une sorte de cage, gardés par un psychiatre. »

Ron Hubbard