L’hôpital psychiatrique de Navarre mal à l’aise

La Commission des Citoyens pour les droits de l’Homme (CCDH) a alerté les autorités leur rappelant qu’un faux médecin psychiatre a exercé pendant plus d’un an dans l’hôpital de Navarre à Evreux, qu’une patiente y a dénoncé des faits de maltraitance et qu’une autre s’est récemment suicidée dans leurs locaux. Elle demande aux autorités qu’une enquête soit faite suite à ces événements tragiques.

Une patiente, en août dernier, se jette par une des fenêtres de l’hôpital de Navarre et décède d’une hémorragie interne. Le frère de la victime a témoigné : «Ma grande sœur avait deux enfants de 11 et 7 ans. Ses enfants ne la verront plus à cause d’une négligence !!!». La famille de la victime a porté plainte.

Quelques mois auparavant, un homme a été placé en détention provisoire pour avoir exercé, sans diplôme, le métier de psychiatre au sein de cet établissement. Embauché début 2016 avec de faux diplômes, cet homme a exercé pendant plus d’un an et aurait reçu environ 500 patients dans l’hôpital. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires en 2014.

Une ancienne patiente de l’hôpital de Navarre a contacté la CCDH et a dénoncé la maltraitance qu’elle a subie. Elle y était allée de son plein gré, mais s’est retrouvée internée durant une semaine. Ses affaires confisquées, elle ne pouvait plus appeler sa fille. Elle a évoqué les nombreuses inhumanités dans l’hôpital et les humiliations du personnel médical.

La CCDH précise que le fait de menacer d’isolement un patient de cette manière est totalement illégal. En effet, en application du Code de santé publique, toute personne qui a été hospitalisée librement ne peut faire l’objet de contraintes, être mis à l’isolement ou en contention.

Depuis sa création en 1974, la CCDH dénonce les effets dévastateurs des psychotropes ainsi que les traitements barbares et inhumains administrés au sein des hôpitaux psychiatriques français. L’association cofondée par l’Eglise de Scientologie et le professeur de psychiatrie Dr. Thomas Szasz, lutte pour le respect des droits humains en psychiatrie. Elle reçoit chaque semaine de nombreux témoignages de victimes de ces traitements.

Contact : 01.53.33.52.09
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