Est-ce que la Scientologie pratique une manipulation mentale ?

Non

A vrai dire, elle fait exactement le contraire. La Scientologie libère les gens et les aide à penser par eux-mêmes.

Ce qui suit est un extrait du Credo de l’Église de Scientologie :

(Nous, membres de l’Église, croyons) :
« Que tous les hommes ont le droit de penser librement, de parler librement, d’écrire librement leurs propres opinions et de s’opposer, de se prononcer ou d’écrire sur les opinions des autres. »

Des milliers de scientologues témoignent que la Scientologie leur a permis de devenir plus autodéterminés.

Des millions de membres de l’Église issus de toutes couches sociales ont témoigné des bienfaits qu’ils ont retirés de la Scientologie. Un aspect revient souvent dans leur description de ce qu’ils ont acquis : ils ne s’étaient jamais sentis aussi maîtres de leur vie auparavant.

En fait, Ron Hubbard fut l’un des premiers à découvrir et à dénoncer publiquement des expériences de « manipulation mentale » et de « lavage de cerveau » réellement pratiquées par les services de renseignements militaires et gouvernementaux des États-Unis pendant et après la Deuxième Guerre mondiale.

D’une part, Ron Hubbard a dévoilé ces expériences incontestablement destructrices. D’autre part, il a découvert que la technologie qu’il avait mise au point, la « Dianétique », permettait d’éliminer les effets d’une forme insidieuse d’hypnose appelée douleur-drogue-hypnose, et de libérer quelqu’un de l’emprise exercée par cette technique de « manipulation mentale ».

Ron Hubbard a dénoncé les risques dangereux de cette technique dans l’un des chapitres du livre « Science de la survie », livre publié peu après la « Dianétique ». (Voir Annexe).

Des années après que Ron Hubbard ait découvert ces expériences psychiatriques de « manipulation mentale », commanditées par le gouvernement des États-Unis, des documents rendus publics grâce à l’application de la loi sur la liberté d’accès à l’information ont confirmé l’ampleur de l’utilisation de ces techniques, et apporté des précisions à ce sujet.

Le Professeur Flinn, spécialiste des religions, a également conclu lors de ses travaux : « Dans toute discussion sensée, les gens se doivent de savoir que le terme « lavage de cerveau » est une métaphore inexacte qui fut pour la première fois utilisée pour décrire des prisonniers de guerre soumis autant à des tortures physiques qu’à la contrainte de fortes pressions psychologiques… Confondre des prisonniers de guerre et des volontaires adhérents d’une religion est, pour le moins, aller chercher loin l’analogie ».

La Scientologie se bat contre les manipulations mentales

Rappelons que les scientologues se battent pour un monde sans drogue (de la rue ou psychotrope) et qu’ils suivent un guide non religieux « Le Chemin du bonheur » qui prône des valeurs d’émancipation et de responsabilité totalement incompatibles avec une quelconque « manipulation mentale ».

De plus, l’Église de Scientologie et le Professeur émérite de psychiatrie, le Docteur Thomas Szasz, ont co-fondé l’association la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme en 1969 aux États-Unis. Cette association a pour but de dénoncer les violations des droits de l’Homme dans le domaine de la psychiatrie, et la manipulation mentale en fait partie.

Par ailleurs, il existe une règle d’or en Scientologie qui dit : « N’est vrai pour vous que ce que vous avez observé par vous-même » ; c’est dire que chacun est invité à vérifier par l’expérience les données qui lui sont fournies, et non à croire à priori.

La psychiatrie pratique-t-elle la manipulation mentale ?

Depuis une vingtaine d’années, il existe un courant de la psychiatrie affirmant l’existence de techniques de manipulation mentale.

Aux États-Unis, les théories du « lavage de cerveau » de Margaret Thaler Singer ont été utilisées par les mouvements anti-religieux américains CAN (Cuit Awareness Network), avec lequel l’ADFI (Association pour la défense des familles et de l’individu) en France entretenait des relations, et AFF (Americain Family Foundation), pour servir de justification « scientifique » aux persécutions exercées par ces organisations contre les nouveaux mouvements religieux.

Elles ont également servi aux déprogrammeurs pour justifier le kidnapping et la séquestration de membres de groupes religieux, les privant souvent de nourriture et de sommeil, et incluant des abus verbaux, physiques et même sexuels. (Les dirigeants du CAN ont d’ailleurs été condamnés en 1995 pour enlèvement et séquestration, et le CAN liquidé à la suite de cette condamnation).

En mai 1987, l’APA (association de psychiatrie américaine) rejeta le rapport sur les nouveaux mouvements religieux rédigé par un groupe de travail présidé par Mme Singer. L’APA écrivit que « Dans l’ensemble, ce rapport manque de la rigueur scientifique et de l’approche critique impartiale requises pour recevoir l’imprimatur de l’APA. »

Avant même son rejet du rapport du groupe de travail de Mme Singer, l’APA avait déjà adopté une position réfutant la théorie de la « persuasion coercitive » développée par Mme Singer (cf. dossier judiciaire devant la Cour Suprême de Californie dans « Molko contre l’Association du Saint-Esprit »).

Le Professeur Frank Flinn, spécialiste des religions, fait, lui, état de tests réalisés avec des groupes de membres de religions des temps modernes (20 scientologues participaient à ces tests), et indique que ceux-ci « faisaient preuve d’une motivation à se développer et à s’instruire en tant qu’individus plus élevée que la norme » et qu’ils éprouvaient « un sens de l’estime et de l’honneur personnels supérieur à la moyenne ».