Mission dans le temps – 4ème partie

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Des équipes furent envoyées à pied ou sur de petites embarcations, principalement sur la côte sud de l’Angleterre, munies de cartes de sites archéologiques mineurs. Ces cartes avaient été dessinées par LRH à partir de sa mémoire de la piste totale. C’est-à-dire, sans l’aide de guides historiques locaux ou de recherches antérieures, les équipes du Relevé géologique Hubbard furent dirigées vers des ruines enterrées ou submergées depuis longtemps sur et le long des côtes sud et ouest de l’Angleterre. Dans l’ensemble, il s’agissait de sites anglo-saxons ou romains et ils étaient insignifiants. Mais ayant déterminé la localisation de ces sites uniquement par son souvenir de la piste totale, c’est-à-dire, s’étant rappelé des caractéristiques spécifiques d’un paysage vieux de deux mille ans, LRH fut capable de diriger avec succès ses équipes vers des ruines jusque-là oubliées. Bien sûr, les ramifications sont énormes — scientifiquement, religieusement et philosophiquement énormes. Toutefois, mettons de côté la signification plus importante de ce que le souvenir de la piste totale implique et continuons vers le sud à Las Palmas aux Canaries où les vaisseaux devaient recevoir leur dernier gréement et de là vers le port de Valence où LRH lança officiellement le « Test de rappel de la piste totale » ou de ce que l’on se souvient davantage sous le nom de Mission dans le temps.

Avec l’Avon River comme principal vaisseau de l’expédition et l’Enchanter comme éclaireur, les équipes du relevé abordèrent finalement plusieurs ports de la Méditerranée. Cependant, les visites se concentrèrent principalement sur la Sardaigne, la Sicile et la côte de la Tunisie. Sur le plan historique, naturellement, ces eaux comptent parmi les plus riches au monde ; elles ont connu une circulation continue pendant au moins cinq mille ans. D’un autre côté, on s’était beaucoup disputé la Sicile, en particulier, et on y avait construit à répétition. Toutefois, les vestiges grecs, carthaginois, romano- phéniciens de la période 200 avant. J.-C. à 300 après. J.-C. présentaient un intérêt particulier. De plus, avec les réglementations des fouilles notoirement restrictives sur virtuellement tous les rivages d’Europe et d’Afrique du Nord, l’attention fut portée moins sur la découverte d’objets fabriqués que sur la localisation de vestiges négligés.

Les rapports sur ce qui s’ensuivit révélèrent des considérations plutôt prosaïques. L’accent est mis sur la logistique, sur la sécurité physique d’un équipage inexpérimenté, sur la direction des vaisseaux et l’amélioration des règles pour diriger les missions au mieux. En fait, c’est précisément à partir de cette Mission dans le temps qu’un grand nombre de politiques administratives maintenant célèbres, conçues pour régir les missions, furent tirées, y compris l’utilisation de maquettes en pâte à modeler pour représenter les sites potentiels. Un mot de plus sur ces représentations en pâte à modeler : les lecteurs devraient comprendre que la méthode était à la fois unique et, franchement, ingénieuse. Car, en plus de fournir aux équipes du relevé la configuration du terrain avant même qu’elles ne s’y rendent, les maquettes servaient à vérifier les sites de façon tangible. C’est-à-dire, la maquette en pâte à modeler de LRH, qui était, on doit se rappeler, construite sans l’aide de cartes ou autre moyens visuels, correspondait-elle en fait à ce que les équipes du relevé découvraient ? Comme remarque complémentaire, on peur noter que les équipes du relevé mentionnaient qu’elles revenaient à plusieurs reprises à l’Avon River pour une deuxième ou une troisième étude de ces modèles en pâte à modeler ou jusqu’à ce que le paysage réel commence à prendre véritablement une forme reconnaissable.

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Extrait de la collection L. Ron Hubbard – Explorations Aventures – Des entreprises pleines d’audace