Mission dans le temps – 5ème partie

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Pendant ce temps, d’une manière habituelle, LRH continuait à parler de : « faire le compte-rendu d’une région où on n’a jamais mis les pieds dans cette vie-ci, en disant exactement ce qu’il y a dans cette région, puis envoyer des équipes voir si elles peuvent la localiser avec précision et estimer si ces rappels étaient parfaitement corrects ou non. » Par ailleurs, comme autre note de logistique, on peut ajouter que les équipes du relevé se lançaient dans de petites embarcations à voile à partir de l’ Avon River ou partaient avec l’Enchanter, ce qui exigeait alors un talent marin qui était rare. LRH mettait donc continuellement son attention sur les questions nautiques pour s’assurer que toutes les équipes, comme il le disait en plaisantant, « poursuivent leur joyeuse voie nautique et reviennent au point d’où elles sont parties en un seul morceau ». Cependant, même la description la plus sommaire des comptes rendus ne manque pas d’évoquer quelque chose de merveilleux.

Par exemple, au cours des premiers jours de février 1968, l’expédition s’est approchée d’un premier « objectif » situé à la pointe sud-est de la Sardaigne pour lequel LRH avait esquissé des fondations du IIe siècle av. J.-C. décrites comme le temple de Tanit. Ce temple avait été à l’origine dédié à la protectrice de Carthage du même nom (une variante présumée du mot phénicien Ashera, mère de la mer). Bien que la construction elle-même ait été connue depuis 1952., ce dont LRH se souvenait, une entrée cachée à un niveau inférieur, ne l’était pas. En d’autres mots, et encore là sans jamais avoir posé le regard sur la construction, ses esquisses indiquaient la présence d’une entrée non dégagée sous la base du temple.

Là-dessus, comme il explique si brièvement : « Nous avons envoyé des missions à terre faire un relevé de la zone et la cartographier pour voir si elles pouvaient découvrir cette vieille entrée secrète du temple ; c’était l’objectif qui démontrerait l’existence de la mémoire de la piste totale.

« Nous avons descendu les embarcations, envoyé des gens à terre et fait des allers et retours en ramant. Ils ont examiné l’endroit et sont revenus avec un résultat. »

C’est-à-dire, comme l’un des membres de l’équipe du relevé se mit en devoir d’expliquer, après avoir établi l’existence d’un « fossé » à la base du temple, « nous avons raclé vers le fond du fossé et avons trouvé un carrelage sous une mince couche de poussière et de saleté… Nous avons continué à creuser jusqu’à ce que nous soyons pleinement convaincus que c’était le fossé qui menait au souterrain du temple. Le souvenir était donc entièrement prouvé et exact. »

De même, les esquisses de LRH d’une tombe romaine en dôme au centre d’un cimetière en Sicile, à huit kilomètres d’un château près du Cap Orlando, se révélèrent tout aussi exactes et furent d’autant plus impressionnantes que les pierres tombale indiquées avaient depuis longtemps été enlevées pour la construction d’étables et n’apparaissaient donc sur aucune carte locale. En tout cas, comme un autre membre de l’équipe du relevé l’expliqua « Nous avons parcouru la région pendant un jour et demi à deux jours et il y avait la plage tout comme elle était indiquée sur la carte. Ron nous avait aussi donné avant notre arrivée une deuxième carte qui montrait précisément le plan de la tour, de quoi elle avait l’air, de quoi la cave aurait l’air et la structure de la tour. Nous sommes montés jusqu’à la tour, avons creusé autour pendant des heures et avons trouvé exactement la construction qui était indiquée. »

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Extrait de la collection L. Ron Hubbard – Explorations Aventures – Des entreprises pleines d’audace