Morts et blessés dans des hôpitaux psychiatriques : la CCDH interpelle les pouvoirs publics

Le mois de novembre 2017 aura été très dangereux voire mortel pour trois personnes dans des institutions psychiatriques françaises. La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH) dénonce les traitements et internements abusifs que subissent les patients.

Le 21 novembre dernier, un patient du service psychiatrique de l’hôpital Saint-Jacques (CHU de Nantes) a été gravement blessé par un patient du même service qui l’a attaqué à l’arme blanche et l’a blessé au niveau du thorax et d’un bras.

Dans la même soirée, un autre patient du service psychiatrique s’est suicidé dans une chambre d’isolement en se pendant avec son drap.

Le 27 novembre, une patiente octogénaire du Centre psychothérapique de l’Ain a été retrouvée morte dans le lac de l’établissement. Alors que les circonstances de sa mort ne sont pas encore connues, la famille envisage de déposer plainte pour « défaut de surveillance ».

Les scandales s’accumulent dans cet établissement. En mars 2016, le Contrôleur général des lieux de privation de libertés publiait un rapport accablant sur ce centre hospitalier : des traitements inhumains et dégradants, un usage abusif de la contention et des chambres d’isolement et l’enfermement systématique de tous les patients y étaient dénoncés.

Dans de nombreux hôpitaux ou institutions psychiatriques français, les traitements barbares de la psychiatrie tels que : injections de médicaments, camisole chimique, contention, camisole de force, chambre d’isolement, électrochocs (ou sismothérapie), sont responsables de nombreux décès chaque année.

De nombreux faits divers montrent que les personnes sous l’emprise des drogues psychiatriques sont souvent au cœur d’agressions, de meurtres ou de suicides.

La CCDH demande à ce que la responsabilité des psychiatres soit mise en cause lorsque des crimes ou suicides sont commis par leurs patients sous l’emprise de médicaments psychiatriques. A travers des manifestations devant les portes des hôpitaux psychiatriques et par la révélation de ces drames, la CCDH interpelle les pouvoirs publics. Ces traitements inhumains et dégradants doivent cesser !

Depuis sa création en 1974, la CCDH dénonce les effets dévastateurs des psychotropes ainsi que les traitements barbares et inhumains administrés au sein des hôpitaux psychiatriques français. L’association cofondée par l’Eglise de Scientologie et le professeur de psychiatrie Dr. Thomas Szasz, lutte pour le respect des droits humains en psychiatrie. Elle reçoit chaque semaine de nombreux témoignages de victimes de ces traitements.

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