L’importance essentielle de la participation des enfants

Un individu a d’autant plus de valeur qu’il peut aider

Un être humain ne se sent capable et compétent que dans la mesure où il lui est permis de contribuer autant, sinon davantage que ce qu’il reçoit.

Vous devez laisser l’enfant vous apporter sa contribution

Cependant, vous ne pouvez pas lui ordonner de contribuer. Vous ne pouvez pas lui ordonner de tondre la pelouse, puis considérer cela comme une contribution. C’est lui qui doit déterminer ce que sera sa contribution, puis l’apporter. Si ce n’est pas lui qui la choisit, ce ne sera pas sa contribution, mais simplement un peu plus de contrôle.

Un bébé contribuera en essayant de vous faire sourire. Il se rendra intéressant. Plus tard, il dansera pour vous, vous apportera des bouts de bois, essaiera d’imiter vos gestes quand vous travaillez, pour vous aider. Si vous n’acceptez pas ces sourires, ces danses, ces bouts de bois ou ces gestes dans le même état d’esprit que celui dans lequel ils sont donnés, vous êtes déjà en train d’interdire la contribution de l’enfant. Il va alors commencer à devenir anxieux. Il va faire des choses irréfléchies et bizarres avec vos affaires pour les « améliorer ». Vous le grondez. Cela l’achève.

Les enfants sont, en général, très désireux de travailler. On découvre habituellement que l’enfant de 2, 3 ou 4 ans assiège son père ou sa mère pour essayer d’aider avec des outils ou un chiffon à poussière. Et le parent bienveillant qui aime réellement les enfants réagit d’une manière raisonnable et jadis normale qui consiste à être assez patient pour permettre à l’enfant d’aider véritablement. Avec cette permission, un enfant se fait l’idée que sa présence et son activité sont désirées et il se lance très calmement dans une carrière aux nombreuses réalisations. Par contre, l’enfant dont on fausse ou force la nature pour suivre une certaine carrière sans lui permettre d’aider au cours de ses premières années, grandit convaincu qu’on ne veut pas de lui et que le monde n’a pas de place pour lui. Et plus tard, il va rencontrer des difficultés certaines à propos du travail.

Dans notre société moderne, l’enfant qui à l’âge de 3 ou 4 ans veut travailler en est découragé et même empêché. Puis, après avoir été forcé de rester oisif jusqu’à l’âge de 7, 8 ou 9 ans, on lui refile ensuite subitement certaines corvées ménagères. Cet enfant est déjà habitué au fait qu’il « ne doit pas travailler », de sorte que l’idée de travailler appartient à un domaine où il « sait qu’il n’a pas sa place » et, de ce fait, il se sent toujours mal à l’aise lorsqu’il accomplit diverses tâches. Une fois adolescent, on l’empêche activement d’obtenir un travail qui lui permettrait de s’acheter des vêtements et d’offrir à ses amis les cadeaux qu’il croit qu’on exige de lui. Il finit donc par avoir le sentiment qu’il ne fait pas partie de la société. Cela étant, il s’y oppose alors et ne désire plus que des activités destructrices.

Une personne est d’autant plus saine qu’elle peut aider

Pour ce qui est de la délinquance juvénile, la difficulté fondamentale réside dans le programme autrefois d’apparence humanitaire qui consistait à interdire tout travail aux enfants. Il n’y a pas de doute qu’on ait autrefois abusé du travail des enfants qu’on forçait à travailler trop dur, dont on empêchait la croissance et, d’une manière générale, qu’on exploitait.

Les abus à cet égard ont soulevé un tollé général aboutissant à l’adoption de lois pour empêcher les enfants de travailler.

Votées avec les meilleures intentions du monde, ces lois n’en sont pas moins directement responsables de la délinquance juvénile. Interdire aux enfants de travailler et, en particulier, interdire aux adolescents de faire leur chemin dans le monde et de gagner leur propre argent, c’est créer des difficultés familiales telles qu’il devient quasiment impossible d’élever une famille. C’est créer, également et en particulier, cette mentalité chez l’adolescent selon laquelle « le monde ne veut pas de lui », et ainsi il a déjà perdu son jeu avant même de l’entamer.

Dans la civilisation anglo-américaine, les plus grands efforts fournis l’ont été par des garçons qui dès l’âge de douze ans assumaient leurs propres tâches à la ferme et jouissaient d’une place bien déterminée dans le monde.

Une personne est d’autant plus saine qu’elle peut aider. C’est simplement en convainquant quelqu’un qu’il ne peut pas aider que vous le détruisez.

Celui à qui on ne permet pas d’aider sait qu’il ne vaut rien ; il le sait simplement. Pourquoi ? Personne ne le laisse aider, donc, bien sûr, il ne peut pas avoir de valeur.

L’idée d’aider les autres va main dans la main avec celle de la valeur personnelle ; un individu a d’autant plus de valeur qu’il peut aider.

Si la CONTRIBUTION n’est pas quelque peu équilibrée, vous pouvez vous attendre à ce que des ennuis et des perturbations se produisent.

(Textes extraits du Manuel de Scientologie et du cours de Scientologie : Éduquer avec succès les préadolescents et les adolescents).

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