Les postulats de base – 3ème partie

(…)

Vous voyez, une personne compose sa vie en disant ce que sa vie va être. Un personne dit : « Je vais devenir un grand acteur. » C’est comme ça que viennent les ambitions. Une personne voit les facteurs de la vie dont il aimerait se rapprocher, et il postule ce qu’il va devenir.

Ça fonctionne de la même façon avec la maladie. La deuxième ou troisième fois où il a utilisé cela, ça devient affreusement automatique. Il dit : « mal à l’estomac », et mince alors, il en a un. Et laissez-le parler de ses maux d’estomac encore deux ou trois ans et tout d’un coup il a oublié… (parce qu’il ne connaissait pas le mécanisme en question) il a oublié qu’il avait un jour fait semblant d’avoir une douleur à l’estomac. C’est réel !

Maintenant, une chose horrible lui arrive, c’est tout simplement terrible. Il… un matin il se réveille (à ce moment-là, il est à l’université ou quelque chose comme ça) et les examens finaux arrivent, et il n’arrive pas à compr… Il sait qu’il va être recalé en « monotonie ». Et ce jour-là, il doit passer cet examen, et voilà qu’il a… mal à l’estomac. Vous savez, il… il ne peut simplement pas aller passer cet examen, c’est tout.

Et son camarade de chambre lui dit : « Sors de là. Tu sais qu’il ne s’agit pas d’un mal d’estomac. C’est simplement parce que tu ne veux pas passer cet examen en « monotonie ».
— Oh, si, j’ai vraiment mal à l’estomac !
— Oh, non ! »

Il va chez le doyen : « Qu’est-ce qui se passe ? Vous faites semblant d’être malade pour éviter cet examen ?
— Oh non ! Rien de tel. J’ai vraiment mal à l’estomac. » Et bon sang, à ce moment-là, il a vraiment mal. Il s’est vraiment arrangé royalement maintenant, car afin de donner tort à ces autres personnes et afin d’avoir raison lui-même, il doit avoir mal à l’estomac pour de bon.

Eh bien, ces fac-similés de service sont simplement utilisés comme vous distribuez les cartes. Ils ont à peu près la même importance. Vous utilisez vos expériences. En fait, l’identité d’un homme se compose vraiment de toutes les choses qu’il a été. Et… mais bien plus exactement, de toutes les choses qu’il a décidé d’être. Là, nous sommes simplement un petit peu plus près de la chose.

Maintenant, lorsqu’il est très jeune, il possède probablement un sens de la justice très élevé. Il joue avec une petite fille prénommée Agnès. Et Agnès monte sur la deuxième étagère, elle tire le pot de biscuits, il se casse, et les biscuits se répandent sur le plancher. Sa mère arrive, il dit d’un air triomphant : « C’est Agnès qui l’a fait, ce coup-ci. »
Et sa mère dit : « Non, ce n’est pas elle, petite brute ; tu vas arrêter de me mentir ! » Gna-gna-gna-gna-gna ! Dites donc, nous avons maintenant quelqu’un qui est vraiment perturbé. C’est ça, la justice. Un être humain possède un concept de la justice énorme.

S’il avait cassé le pot de biscuits, s’il avait menti à ce sujet, alors tout ce qu’il aurait eu besoin de dire aurait été : « Eh bien, très bien, je n’y ai pas échappé. » Mais il n’a pas cassé le bocal de biscuits, et il a été puni !

Il n’y a aucune raison à cette punition ; sa mère a tort. Maintenant, comment va-t-il prouver que sa mère a tort ? Eh bien, il pense à un moment où sa mère montrait de la compassion. En fait, vous savez, avoir de la compassion, c’est avoir tort. Une chose merveilleuse, la compassion. Avec de la compassion, vous pouvez tuer un homme plus vite qu’avec n’importe quoi d’autre au monde — y compris une bombe atomique, parce que vous devez d’abord fabriquer la bombe atomique — et tout le monde est compatissant.

(…)

Extrait de la conférence du 12 novembre 1951– L. Ron Hubbard