Les postulats de base – 9ème partie

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Maintenant, vous vous êtes dit lorsque vous aviez trois ans : « Je vais me venger d’elle. Je vais faire une éruption de boutons comme je l’ai fait la semaine dernière. Je vais m’allonger par terre, je vais hurler, je vais lui régler son compte. » Vous savez très bien que vous l’avez fait, lorsque vous aviez trois ans ; à sept ans vous n’étiez plus aussi sûr de ce qui le fait, et à vingt-sept ans, eh bien, vous êtes… vous voilà. C’est horrible.

À l’âge de trois ans, vous avez signé un contrat, et ce contrat est encore en vigueur. Le voilà, encore en vigueur. Et la seule façon de vous libérer de ce contrat, c’est de mourir. Si ce contrat échoue, vous vous en sortez et ça vous fait échouer, donc la vie avait tout mis au point ; ils avaient un beau piège à ours tout prêt pour vous : vous êtes arrivé à un point où ce contrat ne fonctionnait plus et vous en souffriez trop, la vie a eu une solution pour vous : la mort. Et puis vous avez effacé l’ardoise et vous avez pu faire beaucoup de nouveaux contrats… À moins que vous ne trouviez une certaine utilité à certains des derniers contrats que vous utilisiez sur la lignée génétique.

Et donc vous avez cette… vous avez cette situation de hors valence : un individu qui cesse d’être lui-même, qui devient maman ou papa, qui… ainsi de suite. Vous cherchez le moment où il a interverti les rôles et ça suit ce moment où… disons qu’il essayait de réprimander papa de la façon dont maman le faisait… ce qui veut dire qu’il a pris la valence de maman comme un ensemble de fac-similés, et réprimande papa, et alors papa, d’une façon ou d’une autre en déduit qu’il échoue. Personne ne va lui parler comme ça — à part sa femme bien sûr — et donc ils vont démolir l’enfant. Eh bien, le gamin se mettra hors valence à ce moment-là parce qu’il a choisi une valence, il savait qu’il l’avait choisie, mais maintenant, ça a raté et il sort de la valence pour aller dans quelque chose qu’il ne pense pas avoir choisi. Oh, si ! Il l’a choisie. D’une certaine façon, il est mort. Il a infligé une mort symbolique, pourriez-vous dire, à ce point.

On peut difficilement trouver un être humain en vie qui n’ait pas une demi-douzaine de ces morts symboliques sur la piste. Elles sont fortement marquantes. De fait, il n’y a pas une personne ici ce soir qui ne puisse pas se rappeler un incident qui lui est arrivé qui a changé sa vie ; un incident qui a changé sa vie, un incident majeur d’une sorte ou d’une autre. Juste avant cet incident, vous sembliez suivre une direction, et juste après cet incident, vous en suiviez nettement une autre. Eh bien, il y a une coupure dans cet incident. Il y a un changement de valence et ce n’est que ça. Ça a changé votre vie. Eh bien, vous deviez plus ou moins commencer une nouvelle vie.

Immédiatement après une opération, par exemple, il est très difficile d’amener les gens à se rappeler les choses. Si vous étiez dans les parages et (personne n’avait fait ce test) que vous donniez un test de Q.I. à une personne avant, un test de Q.I. après qu’elle a eu une opération qui l’a secouée, vous découvririez que beaucoup de ses données sont tombées à l’eau. Elle pense à partir d’un nouveau point. Elle pense, en fait, en tant que nouvelle identité, dans une certaine mesure. Parce que, vous voyez, cette petite opération était une mort symbolique. Elle a échoué, n’est-ce pas ? Elle a dû être opérée, non ?

Vous pouvez guetter cela sur la piste de temps. Vous prenez quelques-unes de ces personnes qui sont très sérieusement hors valence, et vous commencez avec elles en remontant la piste, vous pouvez trouver des endroits où elles devaient apparemment être ou sembler être en valence ; elles ne sont pas hors valence tout du long, etc. Et si vous passez et repassez sur un certain point de la piste, vous trouverez où elles se sont mises hors valence. Et vous pouvez tout simplement les remettre en valence. Pas simplement en leur disant de le faire, mais grâce à d’autres techniques.

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Extrait de la conférence du 12 novembre 1951L. Ron Hubbard