Les principes de base de la vie (2ème partie) – L. Ron Hubbard

Les barrières se composent d’idées inhibitrices (limitatives), d’espace, d’énergie, de masses et de temps. La liberté, dans sa totalité, est une absence totale de ces choses. Mais c’est aussi une liberté sans pensée ni action : un état de néant total, sans bonheur.

Fixé sur de trop nombreuses barrières, l’Homme brûle d’être libre. Mais livré à une liberté totale, il est sans but et misérable.

Il est possible d’être libre au milieu de barrières. Si les barrières sont connues, si les libertés sont connues, il est possible de vivre, d’exister, d’être heureux, d’avoir un jeu.

Les restrictions imposées par un gouvernement ou par un emploi définissent la liberté dont dispose un employé. S’il ne connaît pas les restrictions, l’employé est un esclave voué dans tous ses actes aux affres de l’incertitude.

Dans une entreprise ou un gouvernement, il y a pour les cadres trois façons d’échouer et d’amener ainsi le chaos dans leur secteur. Ils peuvent :

Avoir l’air d’accorder une liberté sans bornes ;
Avoir l’air d’imposer des barrières infinies ;
Ne préciser ni les barrières ni les libertés.
La compétence d’un cadre consiste donc à imposer et à faire respecter un équilibre convenable entre la liberté dont dispose son personnel et les barrières qui limitent le groupe, et il doit être précis et constant quant à ces libertés et ces barrières. Il suffira alors que ce cadre ait de l’initiative et des buts pour que son secteur en ait également.

L’employé qui n’a que le mot liberté à la bouche et/ou qui la revendique sans cesse devient un esclave. Une fois qu’il connaît les faits que nous venons de mentionner, il doit exiger un équilibre viable entre liberté et barrières.

(…)

La détermination égoïste se substitue à l’autodétermination ; l’individu va très certainement être submergé. Pour jouir de la vie, il faut accepter d’en faire partie.

Il y a en Scientologie le principe de la PANDÉTERMINATION.

En gros, c’est l’action de « déterminer simultanément les activités de deux côtés ou plus d’un jeu ».

La personne qui joue aux échecs, par exemple, est autodéterminée et joue contre un adversaire. La personne pandéterminée en matière d’échecs pourrait jouer des deux côtés en même temps.

Un être est pandéterminé dans tout jeu qu’il domine. Il n’est autodéterminé que dans un jeu dans lequel il est subordonné.

Un général d’armée, par exemple, est pandéterminé face à une querelle opposant de simples soldats ou même deux compagnies placées sous ses ordres. Dans ce cas, il est bien pandéterminé. Mais quand il affronte une autre armée, conduite par un autre général, il se retrouve autodéterminé. Le jeu, dans ce cas-là, dépasse la dimension du général. Il la dépasse encore plus quand le général essaie de jouer le rôle de chacun des chefs politiques sous les ordres desquels il devrait se trouver. C’est là la principale raison pour laquelle la dictature ne marche pas. Il est presque impossible à un homme seul d’agir de façon pandéterminée dans le système entier de jeux que constitue une nation. Il commence à « prendre parti » et le voilà, dans cette mesure, bien inférieur au gouvernement qu’il cherche à diriger.

Il fut un temps où il était très à la mode de ne mettre l’accent que sur la liberté. La Révolution française nous en fournit un excellent exemple. En France, vers la fin du dix-huitième siècle, les nobles étaient devenus tellement autodéterminés face au reste du pays et tellement incapables de se mettre à la place du peuple qu’ils furent détruits. Le peuple chercha immédiatement à s’emparer du pouvoir. N’étant pas éduqué et ayant en horreur toute forme de contraintes, son cri de guerre devint « Liberté ! ». Il n’y eut plus de limitations ni de barrières. L’autorité gouvernementale fut mise au rebut. Le vol et le brigandage remplacèrent les échanges économiques. Aussi le peuple se retrouva dans un piège plus profond et sous le carcan d’une dictature dépassant tout ce qu’il avait connu avant la Révolution.

Voir partie 3