Ma seule défense pour avoir vécu (partie 4)

[…] L’histoire de ma vie n’a pas d’importance. J’ai vécu. Mes seuls véritables regrets sont d’avoir tué des hommes dans la passion et le tonnerre de la guerre ; je le regrette, mais c’est pourtant fait.

Ce que les gens disent sur ce que j’ai fait ou n’ai pas fait en tant qu’être ne change rien au fait que ma tâche est accomplie, qu’elle a été bien accomplie, et qu’elle vit pour aider l’homme à devenir meilleur. Que j’en retire un triomphe personnel ou que je meure pour cela dans cette vie n’a pas la moindre importance.

Ce que j’ai fait pour l’homme et à son usage ne peut être défait par des milliers de colonnes de presse hostile ou par une centaine de milliards de mensonges calomnieux. Mes amis, et j’en ai beaucoup, savent que ce sont des mensonges, et cela est bien suffisant.

Je suis moi-même. Je peux marcher la tête haute. Je sais ce que j’ai fait en développant une nouvelle philosophie et je ne suis certainement pas idiot au point de croire que cela sera sans conséquences pour moi. Seul un imbécile pourrait espérer ou apprécier les éloges d’un fou et ne pas s’attendre à subir quelques préjudices alors qu’il s’apprête à venir en aide à un animal blessé. Il faut accepter les conséquences de ses actes.

J’ai réalisé mon intention fondamentale — comprendre l’homme et l’aider à atteindre des sommets plus élevés de civilisation à travers la connaissance de lui-même. Et tous mes amis et beaucoup d’autres encore sont contents que j’aie vécu.

C’est là toute l’histoire de ma vie. La seule qui importe. Mes aventures, mes chagrins, la joie que j’éprouve en écoutant le vent et la mer chanter, la fierté que je tire de ma prose et de mes photos, mes tentatives de composition musicale, les rires partagés avec mes amis, ce que j’aime et ce que je n’aime pas, mes actions, tout cela n’a rien de déshonorant. Ainsi donc, il y a eu des attaques. Faut-il s’en étonner ? De telles actions prouvent simplement que l’homme a besoin d’aide et qu’il en a terriblement besoin s’il attaque ses amis.

Pour qu’un passé ait été fouillé sans relâche pendant 16 ans par la presse mondiale et même la police d’une planète, sans qu’un seul crime n’ait été découvert, il faut vraiment qu’il soit sans tache !

À en lire la presse, et ce jusqu’en 1950, j’étais un homme moyennement célèbre, à la personnalité originale, issu d’une très bonne famille, à la réputation irréprochable, membre de clubs et d’associations renommées et qui avait de nombreux amis hauts placés. Après avoir publié un livre sur le mental, je suis, du jour au lendemain, devenu un sombre scélérat au passé des plus terribles (les crimes, bien sûr, n’étaient pas précisés puisqu’il n’y en avait pas). Mais ce que cela nous apprend, c’est que le mental d’une personne fait apparemment l’objet d’un monopole quelque part, il est la propriété privée d’un groupe susceptible à qui cela profite bien trop pour qu’il consente à en perdre le contrôle.

Chaque année, des milliers de livres sont écrits sur la philosophie et le mental. Beaucoup sont banals, d’autres vicieux, d’autres encore destructeurs, mais personne ne bronche. Nombre de ces livres sont l’œuvre de personnalités importantes. Chaque année, des milliers de groupes d’amélioration personnelle, bons et mauvais, se forment sans que personne ne trouve rien à y redire.

Comment expliquer alors que la parution d’un livre et la création d’une fondation aient engendré une réaction aussi fantastique, aussi disproportionnée par rapport à l’importance d’actions si communément répandues ? Serait-ce parce qu’aucun groupe d’intérêt particulier n’a le contrôle sur ce nouveau sujet ? Se pouvait-il que ce nouveau sujet ait eu, en lui, la puissance de la vérité ? Comment se fait-il qu’à l’heure où j’écris, nos groupes ont continué et se sont multipliés pendant seize années en dépit de toute opposition, y compris celle des gouvernements (dont les actions sont déconcertantes — en effet, qui s’est révolté contre eux) ?

Parfois j’ai l’impression d’être un vieil explorateur qui, après avoir offert un baume à une mère pygmée pour calmer les rougeurs de son bébé, se fait pourchasser par la tribu « pour avoir essayé de leur jeter un sort ». C’est vrai, les explorateurs se heurtaient à ce genre de choses, n’est-ce pas ?

Face à des attaques aussi violentes, s’il y avait quoi que ce soit à redire à mes activités passées ou présentes, il y a longtemps que j’aurais été éliminé par le processus normal de la loi. Mais non, je suis resté indemne pendant toutes ces seize années.

Il n’a pas été facile de vivre et de travailler dans une atmosphère hostile tout en protégeant ma famille, de continuer et de rester fidèle à ceux qui me faisaient confiance. J’ai porté ce fardeau pour le bien d’autrui et pour l’homme. Il est intéressant de noter que toutes les actions intentées contre la Scientologie ont fini par échouer et qu’elles se sont révélées mensongères devant tous les tribunaux.

Mais qui est cet individu accusé par des grands de la presse, décrié par les personnages importants des gouvernements de la planète et que l’on doit absolument salir de mensonges et rabaisser d’une façon ou d’une autre ? Je ne suis pas si important que ça.

Cela ne fait aucun sens. C’est encore plus absurde si l’on se rend compte que ni moi, ni le sujet ne sommes des ennemis pour ces gens-là.

Bien évidemment, comme j’ai l’esprit en paix, comme l’aide que j’ai offerte à l’homme et l’intérêt que je lui porte sont sincères, et parce que je suis pour lui au moins un ami sincère dans ce vaste monde, je ne vais pas m’engager dans une défense acharnée de moi-même et encore moins lancer des attaques violentes contre des individus perturbés qui lancent des accusations aussi absurdes que nébuleuses.

[…]

Voir partie 5

Le texte Ma seule défense pour avoir vécu est disponible dans son entièreté dans le livre « Philosophe et fondateur l’âme humaine redécouverte » de La collection L. Ron Hubbard.