Une source cachée des camps de la mort exposée lors d’une journée à la mémoire de l’Holocauste

Lors d’une conférence à l’Église de Scientologie à Washington, D.C., le bureau national de la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme (CCDH) explore le rôle de la psychiatrie dans la « solution finale » d’Hitler.

Des défenseurs des droits ainsi que des responsables d’autres organisations se sont réunis à l’Église de Scientologie à Washington, D.C., pour une conférence commémorant le jour du souvenir de l’Holocauste.

La réunion a débuté par la prière « Shema Israël » et une cérémonie d’allumage de bougies en souvenir des 6 millions de Juifs, dont 1,5 million d’enfants, assassinés lors de l’Holocauste.

La conférencière principale et modératrice du panel, Isabelle Vladoiu, qui a coordonné le travail de la CCDH à Washington, a présenté une introduction à l’Holocauste, exposant la persécution systématique et le meurtre de millions de Juifs par le régime nazi.

Le film Psychiatrie : une industrie de la mort documente le rôle des psychiatres dans l’Holocauste. Les psychiatres ont établi des centres d’extermination où ils ont exterminé des malades mentaux et perfectionné les méthodes qu’ils ont utilisées par la suite dans les camps de la mort.

Dans une confession publique, 60 ans après les procès de Nuremberg, le Dr Frank Schneider, président de l’Association allemande des psychiatres, a déclaré : « Sous le nationalisme social, les psychiatres manifestaient un mépris envers les patients dont ils s’occupaient. Ils leur ont menti et les ont trompés, ainsi que leurs familles. Ils les ont forcés à être stérilisés, ont organisé leur mort et ont même commis des tueries. Les patients ont été utilisés comme sujets de test pour des recherches injustifiables – des recherches qui les ont laissés traumatisés ou même morts. »

Ce sont précisément ces méthodes qui sont devenues la « solution finale » d’Hitler pour l’extermination des Juifs.

« Notre honte et nos regrets », a déclaré Schneider, « sont également ancrés dans le fait qu’il a fallu à cette association, dont je suis le président aujourd’hui, 70 ans pour faire un effort systématique pour accepter son passé et l’histoire de ses prédécesseurs sous le régime du national-socialisme et, quels que soient les faits historiques à venir, de demander pardon aux victimes de migration forcée, de stérilisation forcée, d’expériences humaines et de meurtres. »

Les participants ont été invités à prendre part à la campagne #WeRemember du Congrès juif mondial, une initiative des médias sociaux visant à sensibiliser le public à l’Holocauste, en publiant sur Twitter des images d’eux-mêmes arborant une pancarte Nous nous souvenons. L’année dernière, cette campagne, qui en était à sa troisième année, a touché 650 millions de personnes dans 155 pays et elle est en passe de battre ce record.

La Journée internationale de commémoration de l’Holocauste a pour double objectif de servir de date de commémoration officielle des victimes du régime nazi et de promouvoir l’information sur l’Holocauste dans le monde entier. Après la conférence, les visiteurs ont été invités à visiter le centre d’information de l’Église où des expositions et des vidéos racontaient la sombre histoire de l’Holocauste et ses racines dans la psychiatrie nazie.

La CCDH est un organisme de surveillance de la santé mentale à but non lucratif, fondée en 1969 par l’Église de scientologie et le professeur de psychiatrie, le Dr Thomas Szasz. Elle est dédiée à l’éradication des abus psychiatriques et à la protection des patients. Ayant son siège à Los Angeles, en Californie, la CCDH Internationale anime un réseau mondial de défense des droits de l’homme composé de quelque 180 sections locales, réparties dans 34 pays. Les commissaires de la CCDH comprennent des médecins, des scientifiques, des psychiatres, des psychologues, des avocats, des législateurs, des représentants du gouvernement, des éducateurs et des représentants des droits civils.