La voie de sortie

Il y a deux façons d’échapper aux rigueurs du sort que cet univers vous réserve parfois. L’une consiste à aller se coucher ou à fuir la réalité et à oublier. L’autre consiste à atteindre un état calme et serein qui met à l’abri des coups durs ménagés par l’infortune.

La première méthode présente de nets inconvénients. Cependant, c’est la voie la plus couramment empruntée par les êtres humains qui trouvent la vie trop dure. L’alcool, les drogues et l’autohypnose sont tout ce que les gens ont été enclins à utiliser. Leur seul véritable inconvénient est que l’on se réveille dans le même monde, mais un peu plus faible, les yeux un peu plus rouges et en se sentant un peu moins bien.

La drogue et autres formes de coups de matraque n’ont pas changé l’univers le moins du monde. On s’y trouve encore, toujours à trinquer, probablement avec une résistance amoindrie. La première n’est donc pas une bonne méthode. La seconde, l’aptitude à s’élever au-dessus de tout, a été prêchée depuis longtemps. Mais malheureusement, il n’y avait pas de technologie pour y parvenir qui soit facilement accessible.

Dans des régions très reculées du Tibet, dans les monastères des lamas, on était censé pouvoir trouver une technologie par laquelle il était possible, si on la pratiquait vingt ans durant, de s’élever au-dessus de la souffrance et devenir un être serein. Mais les billets pour le Tibet ne poussaient pas sur les arbres et, de plus, le pays avait été avalé par une Chine surpeuplée.

C’est une chose d’entendre que l’on doive s’élever au-dessus de tout, le faire en est une autre. Au début des années trente, lorsque je fréquentais l’école d’ingénieurs, j’ai constaté que l’homme ne possédait pas de technologie adéquate dans le domaine de l’esprit. Auparavant, en Orient, j ‘avais entendu parler de facultés mentales inconnues en Occident. Mais elles comportaient des inconvénients : elles prenaient trop de temps et ressemblaient quelque peu à la vieille histoire de la transformation du plomb en or.

Si vous alliez en haut d’une colline, à la pleine lune, et que vous placiez un bloc de plomb sur une souche d’arbre phosphorescente et que vous disiez « Abracadabra », le plomb se transformait en or, à condition que vous ne pensiez pas au mot « hippopotame » ! Bref, j’ai vu que l’homme n’avait pas vraiment de technologie mentale, qu’il n’avait pas vraiment de voie de sortie.

J’ai travaillé sur ce problème de temps à autre, avant la Seconde Guerre mondiale, et j’ai fait quelques progrès. Mais après la guerre, quand j’ai vu tant de mes amis submergés et vaincus par la vie, j ‘ai forcé l’allure et en 1950, j’avais développé et publié la Dianétique.

Après deux années de recherches, j’avais abordé le domaine spirituel, celui de l’âme, de l’unité de vie que nous appelons thétan, et la Scientologie était née.

Grâce à des développements supplémentaires survenus au cours des années qui se sont écoulées depuis la publication initiale de la Dianétique, la voie de sortie est bien là, bien établie et quelques centaines de milliers de personnes au bas mot l’ont empruntée et en ont bénéficié.

Bon, vous savez tout cela. Mais juste cette année, une nouvelle percée a eu lieu. En 1968, parmi les cas qui arrivaient dans les organisations, le pourcentage de ceux qui avaient pris de la drogue s’était élevé d’au moins 40 pour 100.

La voie de sortie est celle d’une conscience accrue. Il ne s’agit pas d’une route sans aucune douleur. Ceux qui avaient déjà pris la voie descendante en voyaient de dures pour remonter la pente. S’ils accroissaient suffisamment leur niveau de conscience, ils arrivaient à un niveau élevé où ils étaient au point cause. Et là, ils pouvaient non seulement faire face à leur environnement, mais aussi ils pouvaient y prospérer, bien au-delà du territoire de la souffrance.

Mais comment les faire remonter de là où ils étaient déjà descendus ?

Durant les années de recherche 1968 – 1969, j’ai finalement pu tracer une route aisée qui peut être
empruntée en dépit de la drogue, en dépit du point de départ. Et, bien entendu, cela a rendu les choses plus faciles pour tout le monde.

Les drogues font des choses bizarres à l’esprit. Et cela crée des difficultés quand on commence la remontée. À nouveau, c’est la Dianétique qui a rendu la percée possible. En utilisant la Dianétique pour préparer le chemin à la Scientologie, la plupart des mauvais effets de la drogue pouvaient être effacés, les raisons pour lesquelles quelqu’un avait commencé à en prendre pouvaient être résolues, et ensuite la technologie plus avancée de la Scientologie fonctionnait très rapidement.

Pour vous donner une idée de l’ampleur de la percée, en 1950, certains cas passaient jusqu’à deux mille heures à faire de la Dianétique. Depuis les développements survenus en 1969, cinquante heures est un chiffre élevé, pour un résultat supérieur. De même, en 1950, il fallait des mois pour former un auditeur de Dianétique. Avec les développements survenus en 1969, ceci a été réduit à deux semaines et demie d’étude à plein temps pour un individu brillant et pas plus de trois mois à temps partiel pour un étudiant plutôt lent. La nouvelle Dianétique STANDARD, ainsi qu’on l’appelle, résout tous les cas.

La Dianétique standard utilise un électromètre et un texte standard et elle est enseignée d’une manière très standard. Il est intéressant de voir que le livre de 1950 La Dianétique : la puissance de la pensée sur le corps, qui est maintenant publié en édition brochée pour les kiosques à journaux, est de nouveau remonté de lui-même sur la liste des best-sellers. C’est ce livre que la direction de toutes les prisons des États-Unis a ordonné à tous ses gardiens de lire en 1950.

La Dianétique standard est une discipline professionnelle à part entière qui a été réalignée de façon qu’elle aide invariablement lorsqu’elle est enseignée et utilisée avec exactitude. Il serait relativement facile de se procurer tout le cours, d’étudier pour commencer le recueil du cours de diplômé de Dianétique Hubbard, de se procurer quelques électromètres et de produire des auditeurs de Dianétique standard avec le minimum d’aide extérieure.

De cette manière, n’importe quel groupe déterminé à s’en sortir serait bien en passe de le faire. Les anciens effets de la drogue seraient éliminés et les individus deviendraient bien portants et heureux. La Scientologie servirait alors à fond et à grande échelle, et les résultats, bien supérieurs à ce qu’ils ont jamais réalisé au Tibet, seraient faciles à obtenir.

Cela me ferait mal au cœur de savoir que nombre de bonnes personnes doivent vivre avec la route bloquée. Et je ne vois aucune raison réelle pour laquelle la Dianétique standard, ainsi enseignée, ne serait pas complètement efficace. Comme n’importe qui, j’ai eu ma part de vicissitudes au fil des ans et je sais comment c’est.

Il n’est certes pas facile d’aider ses semblables et d’être aidé en retour. Mais en soi, le produit final vaut bien une tonne de vicissitudes. La voie de sortie est la route qui monte. J’espère que vous vous en sortirez. Bonne chance.
Ron

L. Ron Hubbard